Head Coach

Adrien CHEVé portrait

Adrien CHEVÉ, 25 ans, Head Coach à Paris-Saint-Germain Académy (Dubaï)

Ancien étudiant Master SIMS parcours 2PRI en 2014/2015


Adrien CHEVé portrait

Adrien CHEVÉ, 25 ans

Head Coach au sein de la Paris-Saint-Germain Academy à Dubaï

Ancien étudiant de la promotion Master SIMS parcours 2PRI en 2014/2015 à l'IFEPSA

Cette fois-ci ce n'est pas une interview mais un témoignage que nous vous proposons, recueilli par Sandra SEYSSEL auprès d'Adrien CHEVÉ.

Un itinéraire à découvrir... du S.C. Beaucouzé au P.S.G. Academy à Doubaï

 

 

Le parcours universitaire

Arrivée à l'IFEPSA ...

« La capacité à être acteur de sa formation à l'IFEPSA conduit à la réussite ! »

« Résident Angevin, je me suis très vite intéressé à l'IFEPSA. Depuis très jeune, je savais que je souhaitais travailler dans ce vaste domaine qu'est le sport. Suite à mes premières interventions d'encadrement à l'âge de 14 ans au sein de mon club de football, le S.C. Beaucouzé, je voulais déjà devenir Éducateur Sportif ... donc, en fait, depuis mes "années collège". En entrant au lycée, mon objectif s'est précisé et consistait déjà à intégrer l'IFEPSA.

À l'époque, j'échangeais avec des étudiants de l'IFEPSA qui me rapportaient de très bons échos. J'ai donc effectué les Journées Portes Ouvertes en première et en terminale pour en savoir plus. Je me suis ensuite dirigé vers une filière "Scientifique", filière de prédilection pour intégrer une Licence STAPS, même si avec un peu de recul, je pense que toutes les filières conviennent pour la réussite d'un étudiant à l'IFEPSA. Cette dernière est conseillée pour obtenir un bagage scientifique mais ce n'est pas décisif à mon sens.

En revanche, la capacité à être acteur de sa formation à l'IFEPSA, au même titre que les interventions dispensées en elles-mêmes et l'autonomie que l'on nous fait développer en nous demandant d'aller puiser l'information (lecture, vidéo, observation, échange, etc.), conduit à la réussite ».

 

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Cursus à l'IFEPSA ...

« Rien de mieux que la curiosité et la passion »

« Après l'obtention de mon bac S, j'ai donc rejoint l'IFEPSA. Mon projet professionnel s'est alors vite dirigé vers l'entrainement et la préparation physique. Un second domaine que j'ai découvert lors mon stage de Licence 1 effectué auprès du préparateur physique du Centre de formation du F.C. Nantes.

Avant ce stage, j'allais déjà observer des séances au SCO d'Angers et je me questionnais beaucoup sur la préparation physique. Ce premier stage a donc ainsi permis de conforter mon projet. La possibilité de détenir la double casquette d'entraineur / préparateur physique pouvait me permettre de me différencier en ayant plusieurs cordes à mon arc.

En parallèle de ma pratique en tant que joueur, j'étais éducateur à l'École de foot du S.C. Beaucouzé (Responsable U13). Mais plus les années avançaient, moins je m'impliquais à jouer pour intervenir au maximum en tant d'éducateur, jusqu'à arrêter la pratique au moment où je suis devenu préparateur physique de l'équipe première. Cela devenait difficile de cumuler les deux, j'ai donc préféré me lancer à 100 % dans un projet plutôt qu'être à 50 % dans les deux.

En deuxième année, j'intégrais le Pôle Espoir de Saint-Sébastien-sur-Loire pour y effectuer un stage avec mon futur compère de Master, Simon AVRILLON. Nous faisions du covoiturage tous les matins pour nous rendre à l'IFEPSA et cela s'est avéré être un facteur bénéfique pour la réussite de mon Master. Tous les matins, nous échangions sur des nouveautés, des nouvelles publications. C'était très enrichissant et stimulant. Le genre d'échanges quotidien qui pousse à toujours faire plus ! Rien de plus que la curiosité et la passion. En L2, Simon travaillait sur le versant "psychologique" (motivation). Nous avons beaucoup échangé sur son étude lors des deux semaines de stage, ce qui m'a poussé à mettre en place un projet de stage avec un suivi longitudinal sur 1 an ».

 

« Avec du recul, je regrette un peu d'être toujours resté dans le milieu du football et d'avoir fait mon choix de stage en fonction de ma "projection professionnelle" »

« Un projet que j'ai décidé d'appliquer au Pôle Régional Excellence d'Angers en Licence 3 "Education et Motricité", parcours "A.E.E.A.P.S.". J'ai alors choisi d'étaler ce stage sur l'année pour avoir encore plus d'interventions sur le terrain ainsi qu'un meilleur suivi. J'étudiais la motivation situationnelle de deux joueurs de la section sportive. J'avais aussi choisi cette structure d'une part, car je trouvais ce choix cohérent par rapport à la possibilité d'embauche à la sortie des études et, d'autre part, parce que le concept "sport étude" avec le double projet sportif et humain m'a toujours attiré. Avec du recul, je regrette un peu d'être toujours resté dans le milieu du football et d'avoir fait mon choix de stage en fonction de ma "projection professionnelle". Mes deux expériences précédentes dans le haut niveau jeune ont été très enrichissantes et auraient pu me permettre d'aller encore plus loin pour voir autre chose, découvrir d'autres méthodes, d'autres cultures. Le stage en lui-même était très formateur et intéressant, mais il aurait été intéressant d'ajouter à ces interventions quotidiennes d'autres expériences pour découvrir autre chose sur les périodes prévues à cet effet.

En Master 1, j'ai construit mon projet de stage à partir de la lecture d'un petit article dans le magazine Vestiaires (magazine consacré aux éducateurs de football). Martin BUCHHEIT, actuel Head of Performance du Paris-Saint-Germain, illustrait les travaux de la cellule "recherche" de la F.F.F. sur les détections et le suivi des équipes de France jeunes. J'ai réussi à avoir un échange téléphonique d'une demi-heure avec lui. Je buvais ces paroles et je notais tout ce qu'il disait ! J'ai suivi ses conseils pour étendre ce projet à l'échelle départementale et régionale, fait mes recherches personnelles et présenté un projet d'intervention au District de Maine-et-Loire de football pour mettre en place un suivi à court et moyen terme sur les meilleurs joueurs du département (et de la Région en fin d'année). Mes missions consistaient à prendre les données anthropométriques des joueurs (taille assise et debout, poids, date de naissance) et à faire passer la batterie de tests de la F.F.F. À partir de là, les données anthropométriques me donnaient une idée précise de l'âge biologique des joueurs (estimation de l'âge au pic de croissance). Je couplais ces informations avec leurs résultats bruts aux tests physiques. Cela me permettait de réajuster les classements pour dire au conseiller technique, « c'est ce joueur qui a le meilleur profil athlétique, en fonction de ses résultats mais surtout par rapport à l'avancée de sa croissance ». Ce fut un projet très enrichissant tant scientifiquement que sur le plan technique. J'ai présenté ces travaux devant la commission technique du Maine-et-Loire, ce qui m'a permis de cibler tous les coachs du département et d'étendre ce projet à l'échelle régionale. À la fin de cette année, je souhaitais que ce projet se pérennise et continue d'avancer sur la recherche bibliographique. Un étudiant avec qui je suis proche l'a poursuivi, en effectuant son mémoire de recherche dessus (pendant 2 ans) ».

 

« Ce qui était passionnant, c'est que je suis parti de rien. À chaque nouvelle étape, je voulais encore avancer, aller plus loin »

« À l'époque, je souhaitais mettre en place une plateforme interactive pour la saisie et l'analyse de toutes ces données. J'ai essayé plusieurs solutions, en proposant à certains logiciels de suivi de collaborer ou émis l'hypothèse de s'associer avec un développeur informatique pour commercialiser le produit. J'ai continué à travailler dessus jusqu'à l'an dernier et je m'intéresse encore aux dernières actualités dans la littérature. Ce fut un projet très prenant et enrichissant. Je suis allé jusqu'à construire une planification en fonction de l'âge biologique et non de l'âge chronologique !

Concrètement, je proposais des plans d'entrainements différents dans une même catégorie U14 (par exemple) en fonction de l'âge biologique de chacun des joueurs par exemple. L'idée était de jouer sur certains paramètres pour optimiser la progression de chaque joueur. Ce qui était passionnant, c'est que je suis parti de rien. À chaque nouvelle étape, je voulais encore avancer, aller plus loin.

Je me souviens du jour de la rentrée universitaire en Master 2, où nous avions un entretien avec notre responsable, James RENAULT. Pour imager, je lui disais que cette année universitaire de Master 2 était pour moi secondaire par rapport à l'année suivante. Cela me tracassait beaucoup ! Mais lors de cette année de fin d'étude, j'ai eu l'opportunité de faire mon stage au Centre Médical Sportif de Clairefontaine. J'étais le premier étudiant à avoir l'opportunité d'intégrer cette structure à travers un partenariat entre le Centre Médical et l'IFEPSA.

Mes missions étaient axées sur la ré-athlétisation de joueurs professionnels. Je travaillais aussi avec les joueurs de l'I.N.F. Clairefontaine sur le même domaine. Là encore, ce fut un stage très enrichissant sur tous les plans (expériences, connaissances techniques et scientifiques, réseaux, ...). Selon moi, la prise en charge pluridisciplinaire des sportifs (médecins, kiné, podologue, psychologue, ré-athlétiseur, ...) est vraiment fondamentale et permet d'avoir une vision globale. La collaboration entre le corps médical et sportif est de plus en plus répandue. Je trouve cette association très cohérente. J'ai quelques projets en tête à ce sujet d'ailleurs. Le Centre Médical de Clairefontaine est une des références nationales et mondiales (label F.I.F.A.) dans ce domaine mais c'est tout à fait transposable à l'échelle locale ... ».

Parcours professionnel

 
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« Le choix des stages et la création d'un réseau solide ont vraiment une importance capitale ! »

« Un an et demi après avoir quitté l'IFEPSA, j'ai eu la chance d'engranger plusieurs expériences professionnelles ... même si les débuts n'ont pas toujours été faciles. Après plusieurs tentatives pour intégrer une structure professionnelle, en France et à l'étranger (Impact de Montréal), aucune piste n'aboutissait. Le choix des stages et la création d'un réseau solide ont vraiment une importance capitale ! La pertinence du choix de la structure et du projet d'intervention est déterminante pour décrocher un job dans la foulée mais je pense qu'il ne faut pas tout faire en fonction de ça cela, il faut et saisir les opportunités le moment venu.

J'ai toujours gardé des contacts avec les personnes où j'avais effectué mes stages effectués depuis ma L1. C'est ce qui m'a permis de commencer à avancer. Au cours d'une journée de regroupement Régional, j'ai croisé le recruteur et le responsable de l'École de foot du F.C. Nantes. Dans l'échange sur ma situation, ils m'ont informé que j'étais le bienvenu en tant qu'éducateur si j'avais un projet professionnel sur Nantes. Après quelques jours de réflexion, je me suis engagé là-bas, sans rien à côté. Dans la foulée, j'ai réussi à trouver un poste à temps plein dans une Academy Nantaise. Seul problème, ce poste empiétait sur mes interventions au F.C. Nantes ».

 

« Ce n'était pas à la hauteur de mes espérances mais mes deux employeurs étaient mes deux anciennes structures de stage »

« C'est à ce moment-là que, mi-juillet, j'ai vu une annonce du Pôle Espoir de Saint-Sébastien-sur-Loire qui recherchait un surveillant. J'ai donc sacrifié le poste d'éducateur à l'Academy pour m'engager avec la Ligue Atlantique de Football en tant que surveillant de nuit du Pôle Espoir. Ceci afin d'être entièrement disponible pour mes missions au club et de pouvoir, surtout, observer le maximum de chose. Je voyais cette année comme une année de transition. Je me rendais tous les jours au club et principalement aux côtés du préparateur physique du centre de formation. J'ai aussi augmenté mes heures d'intervention en devenant préparateur physique de l'école de foot dès le début de la saison. Ce n'était pas à la hauteur de mes espérances mais mes deux employeurs étaient mes deux anciennes structures de stage.

J'ai adoré mes interventions sur la préparation physique à l'école de foot. C'est un poste très spécifique, passionnant avec beaucoup de choix d'interventions possibles. La préparation physique devrait commencer dès le plus jeune âge dans toutes les structures "élites". Il faut juste l'amener différemment avec les enfants. Nous sommes en retard dans ce domaine en France. J'ai basé mon modèle de développement sur une inspiration du Développement à Long Terme de l'Athlète (modèle Canadien). Pour imager, on retrouve deux discours bien opposés concernant la préparation du jeune athlète. D'un côté le « on ne peut pas faire ceci, ce sont des enfants, leur corps n'est pas prêt à ... » et, à l'opposé, « les enfants surentrainés dès le plus jeune âge ». Il faut axer ses interventions sur le facteur "plaisir". Ceci pour optimiser l'engagement moteur et donc éviter la spécialisation hâtive provoquant une lassitude précoce et des blessures. À l'inverse, chercher un engagement moteur général, harmonieux et complet en plaçant les enfants dans des situations très variées et ludiques.

Mes interventions s'orientaient vers 4 dominantes (dans mon contexte football) : 1/ Les activités transversales (basket, volley, hand), pour casser la routine et lutter contre la spécialisation hâtive ; 2/ Le football diversifié à travers des partenariats et interventions temporaires (Futsal, Beach soccer, Five) ; 3/ Le travail en salle (gymnase, dojo, ou encore escalade ...) autrement dit du « multisport » ; 4/ Les ateliers d'entrainement classiques pour le développement des qualités physiques indépendamment les unes des autres. Cette dernière, à travers le fameux parcours moteur (échelle de rythme, cerceaux, lattes, haies), est la plus répandue sur les terrains car facile à mettre en place ».

 

« Cette première année sur le marché du travail fut rythmée et très enrichissante ! »

« En parallèle, à la fin de ma soutenance de stage de Master 2, James Renault m'avait dit que j'aurais peut-être des cours à l'IFEPSA dès l'année suivante. Malheureusement pour moi, la personne que je devais remplacer n'a pas été mutée et a gardé les interventions. Début janvier, je recevais en revanche un appel de Nicolas Hauw qui me proposait d'intervenir sur les Licence 2 en Didactique des APSL, un nouvel enseignement dans la maquette de formation. Ce qui signifiait : aucune base de travail, tous les cours à construire (2h CM + 4x4 TD de 2h) ! J'ai bien sûr accepté.

C'est à ce moment-là que, fin janvier, James RENAULT envoie un mail à plusieurs anciens étudiants pour un poste à pourvoir en tant que professeur d'E.P.S. remplaçant au Lycée Sacré-Cœur à Angers. J'ai postulé puis eu un entretien (concluant) deux jours après. J'ai accepté la proposition sans trop de temps de réflexion. En effet, entre les interventions au F.C. Nantes (lundi au jeudi), les nuits au Pôle Espoir, les cours de l'IFEPSA à préparer et à assurer, j'étais déjà pas mal occupé ! Cependant, j'ai sauté sur ces 16h d'interventions supplémentaires pour l'enrichissement personnel et la diversité qu'elles me procuraient. Cette première année sur le marché du travail fut donc rythmée et très enrichissante !

Enfin, sur la période estivale de cette première année professionnelle, je m'étais aussi engagé sur les stages estivaux du F.C. Nantes (stages "Jean Vincent"). C'est là que j'ai rencontré mon employeur actuel, Frédéric DESWARTE, Manager général de la Paris-Saint-Germain Academy de Dubaï. Il était en vacances et avait inscrit ses enfants au stage. Un soir, il est venu dans le club house, il nous a présenté son histoire à Dubaï (Manager d'une Academy de 7 joueurs pour commencer, jusqu'à la PSG Academy avec plus de 350 adhérents). Il nous a félicité pour notre travail sur les stages et a fini par dire : « Je vous prendrais tous chez moi dans mon Academy, mais il y en a un en particulier ... » et il m'a pointé du doigt. À partir de ce moment-là, je ne l'ai plus lâché ! Les discussions ont duré 1 mois et j'ai signé fin juillet pour arriver 1 mois plus tard ... ».

Métier actuel

 

 

« Sur le terrain, mes connaissances et compétences d'éducateur en général doivent permettre à l'entreprise d'avoir le maximum d'inscrits, de gagner pour briller »

 

« Je suis actuellement Head Coach de la Paris-Saint-Germain Academy de Dubaï. Je gère la structure dans sa globalité, je suis en quelque sorte le bras droit du Manager. Je m'occupe de la politique technique de l'Academy, comme le nom du poste l'indique, mais mes interventions ne se limitent pas à ça ! La logique interne de l'activité football reste la même partout dans le monde. Mais l'approche varie en fonction des moyens, des objectifs (qualitatif / quantitatif), des outils, des méthodes, etc.

Ici, la pratique du football est très "Business Oriented". L'image de marque "Paris Saint-Germain" est une franchise sous l'égide de l'entreprise "Le Club France (L.C.F.)". Le L.C.F. se décline en plusieurs parties, plusieurs missions : à commencer par la proposition de "cours" de football à travers la Paris-Saint-Germain Academy en suivant la planification et les principes de jeu du club ; l'organisation d'Event quel qu'il soit - nous organisons en ce moment une Dubaï Champions League avec toutes les franchises des clubs européens présents ici ; les interventions extérieures dans les écoles (à l'image des T.A.P. en France mais aussi des Sections Sportives) ; du Personnal Coaching - de la prise en charge individuelle ou en petit groupe ; des stages foot et multisports ; de l'analyse vidéo ; des anniversaires ; du soutien scolaire. C'est très varié. Mon rôle est d'avoir une vue d'ensemble sur le tout et d'entrainer. Nous sommes à la base d'un projet depuis le lancement de la P.S.G. Academy. Ensuite, le L.C.F. est une marque qui peut s'étendre et s'implanter partout dans le monde (principalement en Asie et dans le Middle East). Nous avons des pistes d'ouverture en Thaïlande, en Azerbaïdjan, en Inde, etc. ».

 

« Je développe le « Business Man » qui est en moi ! »

« La perspective est d'avoir une base à Dubaï comme référence et d'ouvrir d'autres Academy Le Club France. Sur le terrain, mes connaissances et compétences d'éducateur en général doivent permettre à l'entreprise d'avoir le maximum d'inscrits, de gagner pour briller. L'idée est de faire du chiffre ! Sur les séances, je ne suis pas vraiment le même qu'en France, j'adapte mes contenus et ma pédagogie en fonction de la demande. C'est un travail sur soi très enrichissant. Tous les à-côtés diffèrent, tous les facteurs changent et l'on doit s'adapter, donc on progresse. Je développe le « Business Man » qui est en moi ! C'est difficile car ça ne correspond pas forcément à ma nature mais je m'y fais et m'y retrouve dans ce domaine. Cela dit, on se doit de se différencier des autres Academy à travers notre savoir-faire technique. C'est tout de même la base du travail. On doit proposer des séances de qualité et avoir un projet sportif cohérent. Nous devons également être très à l'écoute des clients pour orienter nos choix en fonction de nos convictions et de leurs souhaits ».

 

Conseils aux étudiants

« C'est la faculté de l'étudiant à être acteur de sa formation qui fera la différence »

« Je pense que la filière choisie au lycée, par exemple, n'est qu'anecdotique. C'est la faculté de l'étudiant à être acteur de sa formation qui fera la différence. C'est un état d'esprit ! L'IFEPSA fonctionne essentiellement à travers une pédagogie active, ce qui pousse les étudiants à chercher d'eux-mêmes (ou pas). C'est sûrement ce qui fait la différence inter-fac et inter-étudiant. Je dirais qu'il faut toujours avoir le souci de ne pas avoir fait assez, de toujours faire plus. On nous donne une trame, un cadre qu'il faut suivre et connaître mais ensuite, il faut en sortir pour faire la différence. Ceci passe par la lecture d'ouvrages, d'articles, d'infographies, de vidéos, etc. Donc beaucoup de recherches personnelles ».

 

« L'étudiant curieux et passionné aura toutes ses chances ! »

« Il faut aussi aller au contact des professionnels et ne pas hésiter, être dans l'échange. Très souvent, après une discussion de quelques minutes, on va retenir une phrase, une remarque qui va nous pousser à creuser, à essayer, à se faire notre propre opinion. Les échanges sont des guides qui nous permettent de nous orienter. Tout le monde est passé par les mêmes étapes, malgré le fait que chaque parcours soit différent. Il faut prendre un peu partout, avoir ses idées pour faire un mix de notre vision du "meilleur" ».

 

« Et au-delà de la recherche d'informations (théoriques), il y a la vérité du terrain qui ne s'apprend qu'en intervenant »

« Je dirais donc de ne pas repousser les interventions, de tout saisir, de tout essayer. Pour la poursuite professionnelle, essayer d'avoir un ou des plans en tête. Avancer par étape mais définir son ou ses objectifs à court, moyen et long terme. Et enfin, être fidèle à l'IFEPSA, gage de qualité ! ».

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